30 mars 2026

Le Conseil général (CG) de la CSQ du mois de mars, rassemblant 310 délégués syndicaux, s’est tenu dans un contexte marqué par une instabilité politique, des tensions sociales accrues et des transformations rapides du monde du travail et de l’éducation. Les discussions ont mis en lumière plusieurs enjeux structurants.

Le SPPRUL-CSQ y était présent afin de bien comprendre l’impact de la conjoncture actuelle et des enjeux les plus pressants sur la profession de professionnel.le de recherche.

Sur la photo : Éric Gagnon, président CSQ, Léa Clermont-Dion, conférencière et chercheuse affiliée à la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, Karoline Blais, Vice-présidente aux relations de travail SPPRUL-CSQ, Valérie Guay, Vice-présidente à la vie syndicale et à la mobilisation SPPRUL-CSQ et Nadine Bédard-St-Pierre, 1ère Vice-présidente CSQ.

Voici ce dont il a été question au CG :

  1. Conjoncture sociopolitique et économique
    Le CG a souligné une polarisation croissante du débat public et une fragilisation de la démocratie. Sur le plan économique, bien que la dette publique soit jugée gérable, le sous-financement des services publics, notamment en éducation, demeure préoccupant au regard des coûts de système.
  2. Violence et climat social
    La violence, thème central du CG, est reconnue comme un enjeu de société. Les constats portent sur la hausse des violences et des incivilités, particulièrement en ligne, et sur leurs impacts différenciés, notamment envers les femmes. La banalisation des discours haineux et du masculinisme appelle des actions de prévention et de sensibilisation à l’échelle sociétale. Léa Clermont-Dion, chercheuse postdoctorale et membre de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents, y présentait une campagne de sensibilisation contre la banalisation de la violence faite en collaboration avec le MES, qui sera diffusée à l’automne. Capsules vidéos et guide d’appropriation des premiers volets de la campagne « On s’écoute » accessible à cette adresse : https://onsecoute.com/
  3. Rôle et renouvellement du syndicalisme
    Les résultats d’une consultation auprès de 9000 délégués syndicaux (dont 1200 de la CSQ) et d’un sondage mené auprès de 10 000 répondants en prévision de la tenue des « États généraux du syndicalisme », ont mis en évidence un attachement fort au mouvement syndical, mais aussi un essoufflement lié à la complexification du travail militant, aux contraintes législatives et aux défis de relève. La nécessité de moderniser les pratiques et de renforcer le sentiment d’appartenance est centrale.
  4. Éducation, numérique et intelligence artificielle
    Le CG a réaffirmé l’importance de repenser globalement le rôle des institutions éducatives. Le numérique et l’IA sont abordés comme des enjeux éducatifs, sociaux et démocratiques, nécessitant une littératie accrue et une attention particulière aux inégalités qu’ils peuvent accentuer.
  5. Projet de loi no 3
    Le projet de loi no. 3 « Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail » dont l’adoption est imminente, soulève d’importantes préoccupations quant à la gouvernance syndicale. Malgré certains ajustements, la CSQ maintient que les nouvelles obligations imposées aux syndicats comportent des risques d’ingérence et de lourdeur administrative, justifiant une vigilance accrue.