4 March 2026

Le Réseau d’action féministe de la CSQ a tenu son rassemblement les 22 et 23 janvier derniers; nous y étions! Cette édition s’est déroulée dans un contexte sociopolitique tendu, marqué par une montée des violences envers les femmes. C’est dans ce climat que nous avons lancé la campagne du 8 mars pour la journée des droits des femmes: «Générations deboutte!».

Une part importante de nos travaux a porté sur la santé hormonale et ses répercussions sur le travail. La docteure Catherine Falardeau a rappelé que la transition hormonale peut provoquer fatigue, troubles cognitifs, douleurs, insomnie ou anxiété — des symptômes qui influencent directement la performance, la confiance et la trajectoire professionnelle. Ces réalités demeurent pourtant largement invisibles dans les milieux de travail. On estime qu’une femme sur dix quitte son emploi aux abords de la ménopause, faute de soutien et de compréhension adéquate. On dénonce aussi une médecine en silo, souvent centrée sur la surmédicalisation plutôt que sur les causes hormonales. Les présentations ont appelé à reconnaître la santé hormonale comme un enjeu d’équité, de prévention et de justice sociale, nécessitant la mobilisation des employeurs, des syndicats et des institutions publiques. Vous pouvez accéder à la présentation cliquez ici.

Avec Lise Goulet, conseillère à la CSQ, nous avons exploré la ménopause à travers une approche démystifiante et positive, en rappelant l’importance d’écouter sa propre expérience, de valider les sources fiables et de reconnaître la diversité des manifestations vécues par les femmes. Elle a aussi montré comment, à l’international, plusieurs organisations syndicales revendiquent des mesures simples : formation des gestionnaires, congés médicaux non pénalisants, ou encore la désignation d’une personne ressource sur la ménopause. Ces pistes alimentent notre réflexion pour des revendications à porter dans nos milieux. Vous pouvez accéder à la présentation cliquez ici.

Nous avons également revisité l’état du droit à l’avortement au Québec. Celui ci demeure pleinement protégé par le cadre constitutionnel et par une série de décisions judiciaires majeures. On constate cependant que toute tentative de légiférer spécifiquement pourrait ouvrir la porte à des restrictions. Le principe de base demeure clair : mon corps, mon choix. Vous pouvez accéder à la présentation cliquez ici.

Sur le plan sociopolitique, une présentation a porté sur la montée de mouvances conservatrices et du courant des Tradwives, qui valorisent un retour à des rôles féminins traditionnels sous couvert de bien être, de nature et de sécurité. Derrière ces discours se cachent des arguments pseudo scientifiques et des liens avec des groupes d’extrême droite qui cherchent à affaiblir les droits des femmes. Cette tendance s’inscrit dans un contexte de fragilisation sociale où plusieurs cherchent des réponses simples à des enjeux complexes, d’où l’importance de la vigilance, de la laïcité et de la promotion de récits féministes mobilisateurs.  Vous pouvez accéder à la présentation cliquez ici.

Nous avons également découvert un outil intergénérationnel précieux : la bande dessinée de l’AREQ, qui aborde la sexualisation précoce, l’exposition à la pornographie et le consentement. Elle vise à soutenir un dialogue respectueux et bienveillant avec les jeunes et sera disponible en version numérique sous-peu sur le site de l’AREQ (https://areq.lacsq.org/).

En somme, cette rencontre réaffirme notre engagement envers la santé des femmes, l’égalité en emploi, la défense des droits reproductifs et la vigilance face aux reculs sociaux. Plus que jamais : Générations deboutte!